Questions fréquentes
Au-delà des mesures médicamenteuses prises pour réduire les effets secondaires des radiations, le radio-oncologue fait appel, dans certains cas, à d'autres catégories professionnelles afin d'offrir un support optimal au patient. C'est le cas, par exemple, de la diététicienne qui guide le malade quant à ses apports énergétiques ou donnent les conseils nécessaires afin d'éviter une sensibilisation de l'intestin à l'effet des irradiations abdominales.
Ils dépendent de la dose d'irradiation, de la durée du traitement et du type d'organe irradié. Durant et immédiatement après un traitement radiothérapique, ce sont principalement les tissus cutanés et muqueux qui présentent des signes d'irritation (rougeur parfois intense) qu'il est nécessaire de traiter avec des crèmes et pommades appaisantes.En cas de doses élevées, on peut observer, dans un nombre limité de cas, l'apparition de complications plus tardives, plusieurs mois après la fin du traitement, comme, par exemple, une fibrose musculaire (c'est-à-dire, une perte d'élasticité des tissus) ou une fragilité des muqueuses.
Cette appellation anglo-saxonne se réfère à la radiothérapie "à modulation d'intensité". Il s'agit d'une technologie qui, comparée aux irradiations "conventionnelles" permet de cibler de façon beaucoup plus précise la tumeur et de réduire notablement la dose au niveau des tissus sains qui bordent la tumeur. Cette technique vise donc à augmenter la dose au niveau tumoral pour augmenter la probabilité de guérison, et ce sans causer de complications sérieuses au niveau des autres organes.
En elle-même, la durée de l'irradiation est courte, de l'ordre de 3-4 minutes par séance. Le positionnemement du patient sur la table d'irradiation (et, dans certains cas, l'utilisation de moyens de contention pour garantir l'immobilité du patient durant l'irradiation) requiert, en fait, davantage de temps que l'irradiation proprement dite. En tout, la plupart des séances durent environ 15 minutes.
La durée totale d'un traitement radiothérapique varie d'un type de tumeur à l'autre. En cas de néoplasie très radiosensible comme les tumeurs testiculaires ou les lymphomes, l'irradiation est administrée en 2 ou 3 semaines. D'autres tumeurs malignes, plus radio-résistantes, comme les carcinomes épidermoides de la sphère O.R.L. ou les adénocarcinomes prostatiques, nécessitent jusqu'à 7 ou 8 semaines de traitement. Habituellement, le patient est traité une fois par jour, du lundi au vendredi. Il est cependant possible que deux séances quotidiennes d'irradiation soient appliquées, par exemple, en cas de tumeur à croissance rapide.
